Geneviève m'a mise en contact avec la dermatologue qui a mis au point la formule, il y a quatre ans. Elle s'appelle Hélène. Elle a son cabinet en région parisienne, et un petit laboratoire indépendant en province où le sérum est fabriqué.
Je lui ai posé la question directement. Pourquoi un sérum, parmi tant d'autres, ferait une différence chez des femmes de plus de 60 ans, alors que la plupart des produits qu'on leur vend ne donnent rien ?
Sa réponse a duré une heure. Je la résume.
Après la ménopause, la peau du visage perd jusqu'à 30 % de son collagène en cinq ans. Mais le vrai problème, ce n'est pas le collagène. C'est la perte de capacité à réfléchir la lumière. La peau devient mate, grise, fermée. Les rides ne sont qu'une partie visible du phénomène. La vraie raison du visage qui ne nous ressemble plus à 60 ans, c'est cette extinction progressive de l'éclat naturel.
La plupart des sérums du commerce sont formulés pour des peaux entre 30 et 45 ans. La vitamine C qu'ils contiennent, l'acide L-ascorbique, est instable. Elle s'oxyde au contact de l'air, perd sa puissance en quelques semaines, et brûle souvent les peaux fragilisées par la ménopause.
Hélène et son équipe ont mis trois ans à stabiliser une autre forme de vitamine C, qu'ils ont appelée Stay-C. Trois caractéristiques la distinguent. Elle reste stable dans le flacon. Elle ne brûle pas, même sur les peaux sensibles ou réactives. Et surtout, elle pénètre mieux les peaux qui ont perdu en densité après 50 ans.
« Ce dernier point est ce qui fait la différence », m'a dit Hélène. « La vitamine C classique reste à la surface des peaux matures. Stay-C atteint les couches où elle peut vraiment agir. »