Le Dr M. m'a parlé d'une catégorie de produits qu'elle conseille à ses patientes depuis quelques mois : ce qu'elle appelle les "soin-couleurs".
L'idée est simple : au lieu de juste poser de la couleur sur le cil, on dépose en même temps un complexe qui renforce visiblement la fibre au fil des applications.
La marque française qu'elle m'a citée s'appelle Serolys. Une marque qui formule uniquement pour les femmes de plus de 50 ans, pas une "ligne 50+" d'un géant de la cosmétique, une marque entièrement dédiée.
Leur mascara s'appelle le Pro-Age. Mécanique : Soin-Couleur Pro-Densité™.
Trois actifs travaillent ensemble :
- Des peptides, qui forment une "seconde gaine" autour de chaque cil
- La biotine (vitamine B7), composant principal de la kératine
- Un trio d'huiles végétales (ricin, jojoba, argan) qui nourrissent la fibre
Comme un baume à lèvres teinté qui, en plus de colorer, soigne la lèvre dans le même geste.
Sauf que là, c'est pour les cils.
J'ai commandé le tube en rentrant dans la voiture.
Le premier matin
Tube ouvert. Brosse plus fine que ce à quoi je suis habituée. Texture liquide, presque légère. Pas le pâté épais des mascaras volume.
J'en ai posé une seule couche.
Mes cils étaient dessinés. Pas faussement épais — dessinés. Présents. Comme s'il y en avait à nouveau.
Le soir, je me démaquille. Pas de cernes noirs sous les yeux. Pas de petits points qui ont coulé. Le mascara part proprement à l'eau tiède.
C'est cette absence qui m'a convaincue le premier jour.
L'absence de noir tombé. L'absence de panique avant le selfie. L'absence de la vieille routine.
Trois semaines
Au bout de trois semaines, j'ai vu une différence dans la densité de mes cils.
Ce n'était pas spectaculaire. C'était subtil. Comme si quelqu'un avait remis un tout petit peu de volume à la racine.
Je ne le voyais pas tous les matins. Mais à certains moments — en plein soleil dans la voiture, au-dessus du miroir de la salle de bain le soir, ça m'a frappée.
La phrase qui a disparu
Et puis, six semaines après le début.
Déjeuner du dimanche, chez ma sœur, à Aubagne.
Elle me sert mon café, comme tous les dimanches. Elle me regarde. Elle hésite. Elle dit :
« Brigitte… tu as fait quelque chose ? »
Pas "tu as l'air fatiguée".
« Tu as quelque chose de différent. »
J'ai souri. Je n'ai pas répondu. Je voulais garder le silence pour que la phrase reste.
Et puis Pierre
Trois jours plus tard. Un mardi matin, dans la cuisine. Pierre me tend mon café, comme tous les matins depuis trente-cinq ans.
Il me regarde. Il sourit. Il dit :
« Tu rayonnes ce matin. »
Trois ans qu'il ne m'avait pas dit ça.
Trois ans.
Je n'ai rien dit non plus. Je l'ai embrassé. Je suis partie travailler — enfin, je suis partie chez ma fille, je n'ai plus de travail.
Mais dans la voiture, j'ai pleuré. Des larmes silencieuses. Pas des larmes tristes. L'autre genre.
Ce que les autres femmes disent
Avant de témoigner ici, j'ai lu les avis sur le site Serolys. Trois m'ont touchée, parce qu'elles racontent des choses proches.
« 64 ans, je fume une dizaine de cigarettes par jour comme depuis toujours. Avec ce mascara, j'ai retrouvé un regard. Et personne ne m'a fait la leçon. C'est rare, ça. » — Martine C., Lyon
« Ex-fumeuse depuis quatre ans. Mes cils n'étaient pas revenus tout seuls comme je l'espérais. Ce produit a fait le travail que ma volonté n'avait pas fait. » — Annick R., Nantes
« Ma fille m'a demandé ce que j'avais changé. C'est la première fois en dix ans que c'est elle qui me trouve quelque chose. D'habitude c'est l'inverse. » — Christine F., Tours